samedi 27 septembre 2014

une nuit à Rutali

Splendide soirée d'observation hier soir 26 septembre au-dessus de Rutali, avec les huit astrams présents. Voici le CROA ainsi que quelques photos d'ambiance réalisées par Antoine Gravini.
Merci à tous pour cette belle soirée et à la prochaine bien entendu !


26 Septembre 2014 – Rutali
Astrams présents : Sandra, Anthony, Antoine, Wilfried, Tony, Jacques, Elie, David.

Ah ! La perspective d'une nuit parfaite, sans Lune, sans vent, sans nuage et sans humidité, dans notre site fétiche de Santa Chiara... LA SUITE EN CLIQUANT ci-dessous sur plus d'infos

mercredi 17 septembre 2014

soirées nocturnes à Galea

Le club de Bastia a été présent durant tout l'été, chaque vendredi soir, au parc Galea (site) afin de faire découvrir le ciel étoilé au plus grand nombre. Une grande réussite pour cette première année avec 7000 visiteurs durant les deux mois ! Voir les yeux émerveillés des enfants et des plus grands devant les anneaux de Saturne ou les amas globulaires fut un grand moment. Rendez-vous l'année prochaine ! Voici quelques photos souvenirs : 

Elie et le C14

Messier 13 dans Hercule, le Roi des amas

Hubble en son coeur
trouver Messier 13
Messier 13, dans la constellation d'Hercule, est le plus bel amas globulaire du ciel !

CROA 4 septembre 2013

Un fast-food imbattable, et en musique !

En cette douce soirée, tandis que la Terre continue de m'offrir, par sa rotation, un ciel de plus en plus noir, une petite fringale nous accapare, Mister Dob et moi. Ce sera l'occasion de tester une adresse que j'ai récupérée sur la toile, en plein zénith : le Fast Food de la Lyre !
Imaginez : vous picorez par-ci par-là, allant d'étoiles en étoiles, et en quelques minutes seulement, vous vous régalez de simples, doubles, triples voire même multiples ! Pour le Big Lyre Menu, c'est même jusqu'à six étoiles en même temps, mais uniquement réservé aux grands mangeurs, style Mister Dob... Le tout dans un environnement cosy, feutré, avec la musique entêtante et suave d'une Lyre manipulée par Orphée...
Vous voulez être certains que la nourriture est bonne ? Alors suivez-nous !

CROA 31 aout 2013

31 aout 2013 – Pigno – avec Elie, Tony et Jacques. 22H30 – 03H00

Pour la première fois de sa jeune – et néanmoins vénérable – vie, Mister Dob ne va pas observer seul ce soir. Une sortie avec le club Astro de Bastia va lui permettre de partager les photons pour une fois !
Le Pigno, montagne qui domine Bastia, nous accueille sous un beau ciel, un peu gâche côté Est par un halo (certainement des gens qui n'ont pas éteint leur écran de télé !). Au zénith, c'est parfait !
Tony est déjà là et a installé sa lunette. Arrive ensuite Jacques pour imager les dentelles, et Elie pour Juju.

CROA 18 aout 2013

    LUNE – 12 jours – 93 % - conditions excellentes, aucune turbu, barlow uniquement
    - Dis-moi, petit Dobson, dessine-moi une Lune...
Une seconde de voyage-lumière plus tard, nous voilà tous deux revenus sur les lieux de notre premier crime, il y a quelques mois, lorsque nous empruntâmes le rover laissé par la Nasa. La Terre depuis Séléné, on ne s'en lasse décidément pas ! J'aperçois l'Europe noyée dans les lumières ! De pollution lumineuse ici, il n'y en a pas. Nous sautons dans la jeep et mettons plein gaz sur le terminateur, qui offre ce soir une Lune de presque 12 jours à 93%. Le regolithe s'envole sous les roues crantées et Mister Dob s'accroche comme il peut aux barres du rover, retenant sa jupe qui manque s'envoler (un peu de tenue tout de même !).

CROA 13 octobre 2012

De Cassiopée à Céphée, avec un Mister Dob malade !

samedi 13 octobre, 21h15 – T° 18° - humid. 90%


préambule :

90% d'humidité en début d'observation, ça fait environ, si mes souvenirs matheux sont bons, 10 % de non humide...c'est toujours 10% me direz-vous, mais ça ne fait jamais que 10 % ! Néanmoins l'envie de sortir Mister Dob est la plus forte et surtout, c'est samedi, et on peut dormir un peu plus longtemps le lendemain, non ? (je remarque surtout que les nuits favorables sont, pour l'instant, toujours en milieu de semaine, provocation ou non ?). Très vite cependant, de nombreuses gouttelettes perlent sur Dob, a-t-il déjà chaud ? Une petite grippe ? Une conjonctivite à l'oculaire droit ? Le stress de me décevoir, de ne pas me trouver des amas ouverts assez faibles dans Cassiopée ? Peut-être un peu de tout, certainement pas l'humidité en tout cas, avec 10% de sécheresse, j'évacue immédiatement cette hypothétique hypothèse...

CROA 9 octobre 2012

Conditions : mardi 9 octobre, 21h15 à 2 heures, température 18,5°, humidité 85%. Tube : Dobson 305.

Préambule : ce fut une soirée extraordinaire, la septième sortie du Dobson depuis mi-septembre mais la plus belle, avec un ciel très beau : je voyais la voie lactée avec beaucoup de nuances, M 31 et le double amas de Persée parfaitement à l'oeil nu. C'est donc motivé que j'ai sorti Dob des bras de Morphée (il dort la journée lui...) pour le sortir un peu. Nous étions prêts pour attaquer une grande randonnée aux abords de Cassiopée et, si le coeur y était, pourquoi pas ailleurs. Là, il me faut absolument dire du bien de Mister Dob, et de tous ses compères : quel plaisir de se frotter à une carte du ciel et d'arpenter les millions d'étoiles, de se perdre, de rebrousser chemin, de prendre l'autre embranchement, de retomber sur le bon caïrn, les bonnes marques, de reconnaître les descriptions d'amas que l'on a sous les yeux, de scruter le moindre coin du ciel, heureux, et de repartir après avoir vidé sa gourde. Je pense vraiment que je n'aurais pas ce plaisir avec un tout-informatique qui me pointerait le tele directement sur l'objet. Ce soir-là, j'ai manqué trois objets que je m'étais fixés, et j'en suis presque content, car je reviendrai, je retenterai ma chance, j'essayerai de ne pas me perdre et de mieux regarder. C'est cette liberté d'arpenter le ciel qui donne tout son charme à Mister Dob...

CROA 26 septembre 2012

On a marché sur la Lune

« J'aime à penser que la Lune est là même si je ne la regarde pas ». Albert Einstein.

C'est tellement vrai. Pour tout bipède astrophage, il n'y a rien de plus irritant que d'avoir un phare annihilant toute observation potable dans un ciel bien sombre. Oh non ! C'est pleine Lune... Séléné, fille de Titans au visage d'une blancheur aveuglante, s'élève dans notre champ de vision, au sortir de son bain dans les océans sans âge, elle arpente le ciel avec ses chevaux étincelants. Toujours présente, de jour comme de nuit, on n'y prête guère attention, elle fait partie de notre vie. Jamais durant la journée on entendra quelqu'un s'étonner : « tiens, il y a le soleil aujourd'hui ! ». Il en va de même pour l'astre de la nuit. Nous aimons à penser qu'elle est là, même sans la regarder...

Première visite de la belle, pour ma part, avec Mister Dob. Pour ce dernier, je n'en suis pas sûr, il a eu une autre vie avant moi avec un ancien propriétaire, et j'ignore tout de ses soirées débridées.

C'est parti ! Il nous faut un tout petit peu plus d'une seconde pour la rejoindre, à califourchon sur un tapis de photons. Petit arrêt au sud de la mer de la Sérénité pour récupérer le rover US abandonné de la mission Apollo 17, il nous sera bien utile, avec ses vitesses de pointe de 14 km/h. Il est en bon état et tout semble fonctionner, Dob se cale à l'arrière, regardant les Monts Taurus.

La Mer des Crises... quel nom étrange ! On la remarque aisément, même à l'oeil nu, vaste rond sombre de 540 km de diamètre, proche de la Tranquillité : la crise après le calme, tiens tiens ! Au XVIIème siècle on nommait ces vastes étendues basaltiques en fonction du temps qu'il faisait sur Terre ; ça donne Tranquillité, Sérénité, Fécondité, mais aussi Pluies, Tempêtes, Froid... Bref, Mister Dob commençant à se la taper, sa crise d'oculaires, prétextant une poussière sélénite dans le viseur, je décide de m'éloigner.

Le rover glisse sur la régolithe, épaisse couche de poussières déposée par l'impact des nombreux météorites. Aucun bruit, tout est calme, les pneus laissent de larges traces derrière nous, et l'Océan Pacifique, d'un bleu intense, nous fait face.

Passage par l'incroyable Messier A, même Dob reste bouche bée : une météorite a percuté le sol avec un angle très incliné, a rebondi pour former un autre cratère, et les ejecta ont été projetés sur des dizaines de kilomètres ! Vue depuis la Terre c'est beau, imaginez depuis un rover !

Après avoir traversé le vaste Lacus Somniorum, le marais des Songes, nous rejoignons le beau cratère Langrenus, de 133 km de largeur ! Impressionnant, mais la luminosité n'est pas très bonne, c'est un peu trop aveuglant. Idem pour Petavius et Torricelli, à la forme de poire, il faudra revenir !

Conciliabules avec Dob : nous décidons de traverser une bonne partie de la Lune pour rejoindre des cieux plus cléments, et le rover, poussif, nous fait franchir des endroits incroyables. Franchissant les Apennins et la Vallis Alpes, nous arrivons enfin, exténués mais jubilant, au cratère Platon.

Quelle Idée géniale ! Pas de caverne ici, ce que n'aurait pas renié le maître philosophe, mais un cratère fantastique, lumière magnifique ! Ouah... le sol est très sombre, justifiant d'ailleurs son ancien nom de Grand Lac Noir. Sur 100 km de large, il n'y a rien d'autre que la platitude ennivrante et le regard vient buter sur les hautes falaises qui encerclent ce beau domaine.

Le rover se dégourdit les jambes et poursuit son transect lunaire : un des chocs de notre voyage fut sans aucun doute le Golfe des Iris et son promontoire Heraclide, au sud de la mer des Pluies. On s'imagine avec Mister Dob sur un des plus beaux golfes de notre bonne vieille Terre, à siroter un jus de papaye. Que c'est beau ! D'ailleurs nous sommes en charmante compagnie puisque la célèbre tête de femme et sa longue chevelure est parfaitement visible sur le promontoire. Une observation idéale !
Il se fait tard, l'heure tourne, l'Océan Pacifique a laissé sa place à l'Amérique, je crois distinguer les méandres de l'Amazone. Nous décidons avant de rentrer de faire la tournée des grands cratères, baignés dans une lumière sépulcrale. Gassendi, et sa double montagne intérieure, édifiée lors du choc avec la météorite, Copernicus, vaste stade aux gradins étagés, Clavius, le plus beau, avec ses multiples impacts intérieurs, et Schiller, double cratère en forme de cacahuète. Autant de mondes en soi à découvrir.
Mais la star sera Tycho et ses rayons d'ejecta le couronnant sur 1500 km aux alentours ! Immanquable ! Tycho va d'ailleurs nous permettre de faire le lien avec notre bonne vieille planète et d'y revenir, car il est jeune, peut-être une centaine de millions d'années. D'après les scientifiques, l'objet qui l'a créé fait partie de la même famille d'astéroides que celui ayant ravagé notre sol il y a 65 M d'années, mettant à bas les fameux dinosaures, entre autres.

    -c'est triste, me sussurre Mister Dob, larme au Plöss.
  • - oui, mais c'est ce qui a permis aux mammifères de régner à leur tour, et donc de se promener aujourd'hui sur la Lune, non ?
  • - tu as raison, c'est la vie ! Allez on rentre, j'ai le mal de Terre ! Ça va prendre du temps ?
  • - tu n'as rien écouté encore, 1 seconde à dos de photons, on sera vite à la maison.

...

Tycho, je te vois, prends soin de mon rover, maintenant que je sais qu'en un clin d'oeil je pourrais revenir...


« la Lune, ce rêve du Soleil » Paul Klee

CROA 20 septembre 2012

Hier soir, 20 septembre, à l'heure où blanchit la campagne...
Mister Dob est là, fièrement planté sur son roulement à billes, des fourmis dans l'oculaire, l'estomac avide de gober des photons. Je ne lui promets rien pour ce soir, la journée a été un peu humide, et nuageuse, et même si depuis deux heures tout s'est dégagé, il reste quand même quelques petits cirrus inquiétants.
  • tant pis, collimate-moi et donne-moi mes photons !
J'optempère.